right scroll img



janvier 6th, 2012


Hommage à Geneviève Moll, femme d’honneur

Quand elle surgissait, sa vivacité et son humour vous saisissaient. Geneviève Moll était l’intelligence même. L’exigence aussi. Par son talent, son professionalisme, elle a  marqué son entourage et son temps comme grand reporter et rédactrice en chef Culture de France. 2 Auparavant, en 1989, elle avait été rédactrice en chef de Télématin sur France2.

Journaliste de presse écrite, de radio et de télévision, Geneviève Moll avait un vrai respect de la culture. Elle est l’auteure d’une étude sur le Moyen-Orient “Orient-Occident, la paix violente” aux éditions Sand-Tchou, sciences politiques, en collaboration avec Chedli Klibi, de biographies et de romans. Dans ce parcours, elle n’a jamais oublié les talents des femmes si souvent ignorés. Grâce à elle, Simone de Beauvoir fut honorée à sa juste valeur. Les écrits de Geneviève Moll sur certaines de nos consoeurs sont importants et méritent d’être relus. Son ouvrage concernant “Yvonne de Gaulle, inattendue” (1999, éditions Ramsay) a suscité l’unanimité des critiques et du public et demeure une référence. Il est disponible en livre de poche. Son essai,”Madame Sagan” (2007, Ramsay, biographie), a marqué les esprits.

Geneviève Moll a été une des premières journalistes, avec Bénédicte Manier de l’AFP, à oser parler de “parité” et de l’étude publiée par “Demain la parité” lors des législatives de 1993.

.Geneviève Moll doit rester une modèle pour les jeunes femmes d’aujourd’hui. Une inspiration et un espoir. Une grande amie est partie, et pour nous toutes, une femme d’honneur.

 



novembre 12th, 2011


Invitation à La Coupole le dimanche 20 novembre 2011 à 10h

Dans le cadre de l’association “Femmes Monde à la Coupole” j’aurai le plaisir de vous retrouver à La Coupole, boulevard Montparnasse, à Paris, le dimanche 20 novembre à 10h (au dancing, sous-sol de La Coupole).

 Je parlerai  de mon nouveau livre “Simone de Beauvoir et les femmes aujourd’hui” publié aux éditions Odile Jacob, et en particulier des pistes pour les femmes d’entreprise et artisans.

Nous pourrons nous y retrouver dès 9h30 autour d’un café/thé croissants. 

 A très bientôt!

 



septembre 15th, 2011


Portraits de femmes artisans dans “Simone de Beauvoir et les femmes aujourd’hui” Editions Odile Jacob

            Donner de la force et des outils  aux femmes du XXIème siècle            

Comment vivent les femmes artisans, si nombreuses en France et de par le monde ? J’ai eu envie de les rencontrer, de les écouter. Elles m’ont raconté leur parcours, les embûches, les joies et réalisations, les défis à relever, leurs espoirs et inquiétudes, les exemples et recommandations.

 

Christine, charcutière à Carhaix-Plouguer

 

         Christine, charcutière à Carhaix-Plouguer, la ville bretonne du festival des Vieilles Charrues, au cœur du Finistère, me raconte les aventures de son métier, dur, debout dans le froid et avec de longues heures, dangereux parfois avec des couteaux lourds qu’il faut manier tout en répondant aux clients. Avec son mari elle se lance des défis. Tous deux gagnent  des concours à travers la France pour leurs réalisations (pâtés, etc.) qui remportent un grand succès dans leur charcuterie réputée dans la région. Christine explique comment elle s’est toujours battue pour être payée et déclarée, et son dynamisme impressionne. C’est grâce à des femmes comme elle que la France peut encore proposer des produits du terroir, et elle raconte avec chaleur les avancées qu’elle peut espérer dans son métier et la solidarité qu’elle a rencontré avec d’autres femmes de son métier.

Isabelle, tapissier d’ameublement à Douarnenez

 

       Isabelle C, à Douarnenez, elle aussi, a trouvé sa voie en dépit d’un parcours semé d’obstacles dû au machisme insidieux rencontré dans les écoles sur son chemin. Elle les a surmontés. Aujourd’hui, elle vit à Douarnenez, ville portuaire de Bretagne, qui connut jadis des grèves très dures, avec les usines de sardines où travaillèrent dans des conditions difficiles tant de femmes.  Après des métiers divers, elle a sollicité des formations et réussi à apprendre son métier en effectuant des stages au château de Versailles puis au musée du Louvre, seule femme parmi des hommes. Là, dans les sous-sols du Louvre, elle découvre sa voie. Tapissier d’ameublement est un métier très vivant: « On a  le fauteuil entre les jambes, on travaille du crin, du palmier végétal, on accomplit un travail précis et minutieux. Il faut bien le préparer… et peu à peu la chaise prend vie. » Son imagination est fertile : « Je me suis dit, tu n’es pas d’une famille de tapissiers, il faut donc que tu inventes. » Ses créations figurent dans le musée de Douarnenez.

      Aujourd’hui, très impliquée dans sa région, elle est présidente d’un syndicat régional d’artisans et est en train de restructurer la filière de métiers d’arts dans le Finistère. Elle raconte ses aventures, les obstacles et les bonheurs de son travail alliés à une volonté de fer : «  L’avenir, je ne l’attends pas, je le construis. »  Son parcours représente un exemple et un encouragement pour les femmes.

       Dans les prochains jours, je vous présenterai d’autres portraits figurant dans mon ouvrage.

 

 



août 24th, 2011


Présentation de mon nouvel essai “Simone de Beauvoir et les femmes aujourd’hui”, aux Editions Odile Jacob

                                                

                                                          Claudine MONTEIL                   

            SIMONE DE BEAUVOIR ET LES FEMMES AUJOURD’HUI                                    Editions Odile JACOB, 2011N° ISBN 978-2-7381-2670-2 

                                                Réflexions et actions pour les  femmes du XXIème siècle           

         Après avoir eu la chance de militer aux côtés de Simone de Beauvoir je souhaite, dans Simone de Beauvoir et les femmes aujourd’hui (éditions Odile Jacob 2011), faire un point, en France et ailleurs, sur la marche des femmes vers plus d’autonomie et d’épanouissement dans ce monde traversé de doutes et d’espoirs.Croire en sa force, en son talent, n’est ce pas ce qui compte plus que jamais ?   C’est le message que portent les femmes que j’ai rencontrées en France et dans d’autres contrées d’Europe, d’Inde, d’Afrique, des Etats-Unis et du Canada. Agricultrices ou entrepreneures, charcutières ou diplomates, artistes ou médecins, femmes de pêcheurs ou scientifiques, journalistes ou chefs d’entreprises, elles témoignent de ce que signifie être femme, soixante ans après la publication du Deuxième Sexe          

  Des hommes de bonne volonté apparaissent dans cet ouvrage, comme un médecin américain ou un jeune homme français, inspiré dans sa vie quotidienne et dans l’éducation de ses enfants par Simone de Beauvoir. Il existe aussi des héritiers du féminisme. Puissent leurs exemples donner à d’autres hommes l’envie d’une relation harmonieuse entre les deux sexes basée sur le respect et non la force.          

    Au-delà de ces portraits, je propose des pistes d’action qui serviront, je l’espère, de sources d’inspiration pour les femmes du XXIème siècle désireuses de mieux construire leur vie.  

 



juillet 10th, 2011


RENDEZ-VOUS SUR MON NOUVEAU SITE WEB www.claudinemonteil.moonfruit.fr

Chères amies, chers amis,

Je vous invite à découvrir mon nouveau site web:

www.claudinemonteil.moonfruit.fr (version française)

www.claudinemonteil.moonfruit.fr then click on English (version anglaise).

A bientôt!

Chaleureusement,

Claudine Monteil

 



juin 4th, 2011


Simone de Beauvoir serait fière des Terriennes!

Je me souviens avec quel bonheur Simone de Beauvoir nous voyait prendre nos vies en main dans les années 70.

Nous qui avons milité avec elle pour nos droits, sommes fières des nouvelles générations de femmes. Sur tous les continents, elles se retrouvent à travers TV5monde, se soutiennent, insufflent une énergie extarordinaire qui traverse les frontières et les générations.

C’est le pari réussi de Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5monde qui vient de lancer un nouveau portail au titre  évocateur: “TERRIENNES, des nouvelles de la (meilleure) moitié de l’humanité”:www.tv5monde.com/terriennes.

Sylvie Braibant en est la rédactrice en chef. Camille Sarret, Laure Constantinesco, les journalistes. Les Chroniqueuses sont Lysiane Baudu, Michèle Jacobs et Isabelle Mourgère. N’oubliez pas non plus de lire le blog exclusif de Ghania Mouffok” Une femme à sa fenêtre.” La conception éditoriale est assurée par Marie-Capucine Diss et Cécile Quéniart, enfin la conception web par Yoram Perez.

“Terriennes”- ce nom qui nous correspond si bien- est parrainée par Elisabeth Badinter, Benoîte Groult, Gisèle Halimi, Michelle Perrot, Michelle Jean, Abou Diouf et Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco.

Outre son action pour améliorer l’égalité entre les hommes et les femmes, en particulier dans le cadre de la francophonie,”Terriennes” est une source d’informations et d’inspiration. On y trouve des références historiques des cinq continents, des nouvelles de la planète entière, des portraits de femmes qui agissent dans tous les domaines.

Les commentaires de lecteurs et lectrices sont les bienvenus. Ce portail est ouvert aux réseaux sociaux et recense ce qui se dit des femmes sur les blogs. “Terriennes” est donc un portail interactif et participatif.

Marie-Christine Saragosse conclut son éditorial par une phrase du Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir :” Il est nécessaire que par delà leur différenciations naturelles, hommes et femmes affirment sans équivoque leur fraternité…” et elle ajoute ce mot qui nous est cher aujourd’hui: “Sororité”.

 



avril 25th, 2011


Au revoir et merci chère Marie-France Pisier!

Quel triste réveil ce matin pour les droits des femmes en France. Marie-France Pisier n’était pas seulement une actrice de talent, rayonnante de vivacité, d’intelligence et d’humour, elle fut aussi l’une des nôtres. Dans le mouvement étudiant d’abord. Puis au Mouvement de Libération des Femmes, dès les premiers jours de sa création.

Marie-France Pisier n’hésita pas à prendre des risques dans sa carrière de comédienne en apposant son nom au Manifeste des 343 paru en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur. Elle participa aux manifestations de la première heure où nous étions si peu nombreuses mais pleines d’énergie.

Marie-France Pisier demeure, pour nous féministes qui avons oeuvré ensemble pour améliorer la condition des femmes en France, le symbole de la liberté et de la dignité.

C’est une femme d’honneur qui disparaît.

A sa soeur, Evelyne Pisier, ancienne directrice du Livre, féministe, auteure d’ouvrages sur la condition des femmes, à son frère Gilles Pisier, mathématicien de renommée internationale, à son mari Thierry Funck-Brentano, à ses enfants Mathieu et Iris, des amies féministes et moi-même adressons notre plus chaleureuse sympathie en cette douloureuse épreuve.

Au revoir et merci chère Marie-France Pisier!

 



janvier 22nd, 2011


Lisez “Groenland” de Bernard Besson aux éditions Odile Jacob, un thriller passionnant sur le réchauffement climatique.


2738125859.gif

V

ous savez que j’aime les thrillers de Bernard Besson. Passionnants, ils nous font vivre les vrais enjeux économiques, sociaux et politiques de notre siècle. Bernard Besson a  reçu plusieurs prix littéraires dont celui Edmond Locard du meilleur roman noir de la langue française er celui de l’intelligence économique. Dans une atmosphère haletante, voici son dernier thriller, publié aux éditions Odile Jacob, sur le réchauffement climatique et les enjeux des matières premières rares, avec des personnages féminins excellents et d’une vraie densité. Bernard Besson réussit en effet la prouesse de créer, outre des personnages masculins vifs, rusés et inquiétants, des héroïnes féminines fortes, mystérieuses, courageuses, sensuelles et intelligentes. Des femmes d’action d’aujourd’hui. Voici la quatrième, pour vous donner envie de courir l’acheter:   ” Dans un craquement de fin de monde, la région du Lauge Koch Kyst quittait le Groenland pour rejoindre la baie de Baffin. Une monstrueuse crevasse, profonde de plusieurs centaines de mètres, s’élargissait au milieu de l’île-continent. Une hache invisible venait de séparer la calotte glaciaire en deux morceaux.

               Ainsi s’ouvre le nouveau thriller de Bernard Besson. La violence ici n’est pas seulement celle de la mort annoncée des glaces arctiques. Un bateau de la compagnie française de prospection géologique Terre Noire se trouve dans les parages et est en danger. Mais que fait donc aussi à errer sur la banquise un tueur professionnel richement payé pour s’attaquer à des scientifiques qui y mènent des explorations ? Que recherche exactement Terre Noire ? Et sa concurrente canadienne North Land ? Deux anciens des services de renseignement français, John Spencer Larivière et sa compagne eurasienne Victoire, vont devoir démêler l’écheveau… Ils découvriront que, dans le silence glacé du Grand Nord, c’est une guerre sans merci qui se livre. L’un des premiers thrillers sur fond de réchauffement climatique. 

 



décembre 27th, 2010


Merci à François Ozon de nous avoir offert notre plus beau cadeau de Noël avec Potiche

 J’ai reçu plusieurs cadeaux de Noël mais, sans le savoir, c’est  François Ozon qui m’a offert le plus beau et le plus inattendu. Nous n’étions que quelques unes auprès de Simone de Beauvoir à lutter, dans les années 1970, pour les droits des femmes. L’opinion publique nous tournait en dérision. Nous avions alors l’impression que se dressaient devant nous plusieurs murs de Berlin qui ne s’effondreraient jamais.  

Et pourtant, avec Simone de Beauvoir,  nous avons continué de lutter pour les droits des femmes, et donc pour l’humanité entière. 

Aujourd’hui, en 2010, nous féministes recevons un cadeau imprévu. Potiche, réalisé par François Ozon,  jeune et brillant réalisateur - un homme - a réussi à nous rendre notre dignité et à montrer aussi, avec délicatesse et humour, le chemin parcouru.  J’ai ressenti, tout au long de la projection, une vive émotion. Les images de nos combats ont défilé dans ma tête. Chaque scène de Potiche, ciselée, rend hommage aux femmes et aussi aux hommes qui les soutiennent, à l’instar du fils de Mme Pujol, celle-ci admirablement jouée par Catherine Deneuve. C’est ce que nous souhaitions en 1970, alors que François Ozon était un enfant. Nous espérions qu’à travers nos combats, les hommes et les femmes pourraient enfin se rejoindre en toute fraternité. 

Encore merci à François Ozon pour ce Noël que nous féministes ne sommes pas prêtes d’oublier.

 



décembre 8th, 2010


Simone de Beauvoir et Elsa Triolet, deux créatrices témoins de leur siècle par Claudine Monteil

  Couverture

Article paru dans L’Identité féminine d’Elsa Triolet,    volume collectif sous la coordination de Thomas Stauder, Editions Lendemain , Gunter Narr Verlag, Tübingen, décembre 2010.

         A l’initiative de Thomas Stauder, je publie ce mois de décembre dans un volume collectif intitulé L’identité féminine dans l’œuvre d’Elsa Triolet, aux Editions Lendemain , (Gunter Narr Verlag, Tübingen, 2010), un article de 27 pages sur Elsa Triolet et Simone de Beauvoir. Toutes deux ont marqué le XXème siècle par leurs écrits, leurs vies, et leurs engagements. Elles se sont croisées et je pus mesurer, dans mon amitié avec Simone de Beauvoir, combien Elsa Triolet était présente dans l’esprit de Simone de Beauvoir, notamment sur les questions de création littéraire. Chacune mentionne l’autre, Elsa Triolet dans ses Lettres à Lili Brik et Simone de Beauvoir dans La Force des Choses. Leur histoire littéraire et politique mérite qu’on étudie ensemble les deux parcours.

       Elsa Triolet reste lue et étudiée même si nombre de ses textes sont aujourd’hui difficilement accessibles. Des collèges et médiathèques portent son nom. L’ensemble de ses ouvrages est cependant moins disponible que ceux de Beauvoir, dont la célébration du centenaire de sa naissance en 2008 a donné un nouvel élan à sa notoriété. Le rayonnement international de Beauvoir bénéficie de son rôle au sein des mouvements pour les droits des femmes de par le monde. Des Etats-Unis à l’Iran, où de nombreux sites Internet la mentionnent, jusque dans les instances internationales, Simone de Beauvoir reste une référence. Elle est citée tant pour Le Deuxième Sexe que pour La Vieillesse, essai majeur sur la condition des personnes âgées .

      L’œuvre plus intimiste d’Elsa Triolet ne lui a pas permis, à ce stade, d’acquérir une résonance aussi large que celle de Beauvoir. La chute du Mur de Berlin en 1989, sept ans après la disparition d’Aragon, puis celle du communisme, a sans doute contribué à la mise à l’écart de ses écrits.

        En dépit du dynamisme de la Fondation Aragon-Elsa Triolet, des manifestations sur son lieu de mémoire, le Moulin de Saint-Arnoult en Yvelines, du travail remarquable et constant de Jean Ristat, l’omerta qui règne parfois sur l’œuvre de Triolet risque, à terme, de la réduire au rôle d’une muse alors que ses écrits méritent d’être redécouverts. Ce serait le résultat d’une conception classique et patriarcale à l’égard des femmes créatrices, sachant que Beauvoir est également peu enseignée dans les lycées. Le principal ouvrage étudié se résume souvent aux Mémoires d’Une Jeune Fille rangée, et, rarement aux pages fondamentales du Deuxième Sexe sans mentionner Les Mandarins ou Une mort très douce. Le monde universitaire français est peu favorable à des doctorats consacrés uniquement à Beauvoir. La volonté de réduire Elsa Triolet et Simone de Beauvoir, toutes deux femmes de caractère, à de simples compagnes, risque une fois encore de faire plonger leurs œuvres dans l’ombre.

         En substance, je ne puis que rappeler ma tristesse lorsque je passe devant le 11bis rue Schoelcher, près du cimetière Montparnasse, où tant de moments forts de l’histoire intellectuelle du XXème siècle se déroulèrent dans l’appartement de Simone de Beauvoir. En dépit d’une plaque apposée à l’entrée de l’immeuble, nos souvenirs en ont été effacés. Cet appartement n’est pas devenu un musée. Mes pensées se tournent alors vers Jean Ristat qui a permis que la demeure d’Elsa Triolet et de Louis Aragon devienne un lieu de mémoire, de vie et de rencontres. Son élégance et sa fidélité l’honorent.

                              L’identité féminine dans l’œuvre d’Elsa Triolet

          Dans la présentation de ce volume Thomas Stauder écrit:

“Ce volume collectif, comprenant vingt et une contributions de six pays, analyse pour la première fois l’œuvre de l’écrivaine française Elsa Triolet (1896-1970) en partant de la perspective des études féministes. Bien qu’elle fût en 1945 la première femme à obtenir le prestigieux Prix Goncourt, dans la perception publique elle resta longtemps dans l’ombre de son mari Louis Aragon, qui la célébrait dans de nombreux et fameux poèmes d’amour, la réduisant ainsi à un rôle plutôt traditionnel d’idole féminine. Mais la vie et l’œuvre d’Elsa Triolet sont sans pareilles sous plusieurs aspects : non seulement pendant sa jeunesse à Moscou, mais aussi dans les années vingt à Paris, elle fut l’amie de quelques-uns des plus importants intellectuels et artistes de l’époque (elle entretint une relation très étroite avec le poète futuriste Maïakovski) ; ayant écrit ses premiers romans encore en russe, elle ne passa au français qu’au cours des années trente.”

En voici le sommaire :

Thomas Stauder (Augsbourg)

L’intérêt des recherches sur l’identité féminine

dans l’œuvre d’Elsa Triolet et les résultats de ce livre …………………..…… 9

Elsa Triolet face aux deux hommes et écrivains les plus importants de sa vie : Vladimir Maïakovski et Louis Aragon………………………………………………………………..

Monica Biasiolo (Erlangen-Nuremberg) Écrire dans (et avec) la langue de l’autre : Elsa Triolet et Vladimir Maïakovski entre biographie et textes ………………….………. 59

Matteo Tuveri (Cagliari) Elsa et Louis : phénoménologie de l’amour contemporain … 81

Alain Trouvé (Reims) Roman et différence sexuelle chez Elsa Triolet et Aragon … 99

Elsa Triolet comparée à deux écrivaines émancipées : Virginia Woolf et Simone de Beauvoir

Claire Davison-Pégon (Aix-en-Provence) Genres d’errance : les méandres d’une identité

au féminin chez Virginia Woolf et Elsa Triolet ……………………………… 123

Claudine Monteil (Paris) Elsa Triolet et Simone de Beauvoir, 

deux femmes témoins de leur siècle ………………………………….……… 143

Études transversales de l’identité féminine dans les œuvres d’Elsa Triolet

Marianne Delranc-Gaudric (Paris) L’élaboration de l’identité féminine

chez Elsa Triolet (1896-1948) …………………………………….…………… 171

Geneviève Chovrelat-Péchoux (Belfort-Montbéliard) Elsa Triolet, écrivain ou écrivaine ? 187

Marie-Thérèse Eychart (Paris) La construction de l’identité féminine dans

les premiers romans en français d’Elsa Triolet ……………………………… 203

Loukia Efthymiou (Athènes) Genre, discours et engagement chez Elsa Triolet … 223

Gislinde Seybert (Hanovre) L’impact du politique dans la création des personnages

de fiction dans l’œuvre romanesque d’Elsa Triolet ………………………… 237

Études de l’identité féminine dans des œuvres particulières d’Elsa Triolet

Svetlana Maire (Nancy) Fraise-des-Bois ou l’expression des

tendances féministes d’une société ……………………..…………………… 255

Thomas Stauder (Augsbourg) L’identité féminine fragmentée et multiple dans

Bonsoir, Thérèse ou Comment lire Elsa Triolet avec l’aide

de Jacques Derrida, Elisabeth Lenk et Luce Irigaray ………………….…… 271

Elisa Borghino (Turin)L’identité féminine dans Les amants d’Avignon d’Elsa Triolet ………..…… 295

Carolle Gagnon (Sudbury) Corps de la fête et corps de la guerre dans

les Cahiers enterrés sous un pêcher d’Elsa Triolet ………………..…………… 305

Andrea Duranti (Cagliari) Elsa Triolet : une vie étrangère ………………………………..……………… 319

Anne-Marie Reboul (Madrid) La femme et le combat entre l’âge de pierre

et l’âge de nylon dans l’œuvre d’Elsa Triolet ……………………….……… 335

Dominique-Joëlle Lalo (Paris) Le retour à l’origine dans Roses à crédit d’Elsa Triolet … 355

Graziella-Fotini Castellanou (Thessalonique) Le progrès au féminin, le progrès au masculin

dans l’œuvre d’Elsa Triolet : Roses à crédit ………………..………………… 377

Edith Perry (Marly) Portrait de Blanche Hauteville en Galatée …. …… 389

Marjolaine Vallin (Orléans) L’identité de la narratrice dans Les Manigances …… 401

Jean-Pierre Montier (Rennes) Identité féminine et figure d’auteure chez Elsa Triolet,

dans Le grand jamais, Écoutez-voir et La mise en mots …………..….………… 417